Layers of Light


BIENVENUE DANS L'ATELIER !

Sur cette page, vous trouverez tous les contenus du cours, ainsi que des interviews d'artistes invités, des ressources et des bonus. Amusez-vous !

 

Fournitures et matériel

 
 LISTE DE FOURNITURES

LISTE DE FOURNITURES

 INSTALLATION ENCAUSTIQUE

INSTALLATION ENCAUSTIQUE

 

Contenus du Cours


Interviews de porteuses de lumière


EXTRAS

Leçon 2 : Accueillir les contrastes

Layers of Light - Atelier artistique Mixed Media 

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CHAPITRE 1 : DANSE DE LA LUMIÈRE ET DE L’OMBRE

LEçON 2 : acceuillir les contrates

 

Dans l’art comme dans la vie, la lumière et l’ombre sont deux éléments opposés, et pourtant complémentaires : de là naît le contraste...

Voici quelques définitions du mot "contraste" :

  • "La juxtaposition d’éléments similaires (les couleurs, les tons ou les émotions) dans une œuvre d’art."
  • "Le degré de différence entre les parties les plus claires et les plus sombres d’une image."
  • "L’organisation d’éléments opposés (la lumière vs. les couleurs sombres, les textures rugueuses vs. les textures douces, les formes larges vs. les formes petites, etc.) dans un tableau pour créer un intérêt visuel, de l’excitation et du drame."
  • "L’opposition ou la juxtaposition de différentes formes, lignes, ou couleurs dans une œuvre d’art pour intensifier les caractéristiques de chaque élément et produire une expressivité plus dynamique. "
Ne trouvez pas la beauté seulement dans la chose elle-même, mais dans le motif créé par les ombres, dans la lumière et l’obscurité que cette chose apporte.
— Junichiro Tanizaki

La lumière est partout. Elle nous permet de voir les choses autour de nous. Elle est dimensionnelle, elle donne de la profondeur à une scène ou à un objet. Quand on dessine un croquis avec un crayon ou un fusain sur du papier, tout ce qu’il y a au départ c’est de la lumière : l’espace blanc et vide du papier. Puis on ajoute des lignes sombres et une forme commence à apparaître. Elle est plate au départ, mais si on lui apporte de l’ombre, en mêlant du noir sur le fond blanc, le dessin devient dimensionnel ; il prend vie! (d’ailleurs, c’est aussi très intéressant de dessiner en blanc sur du papier noir ! )

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Jouer avec le contraste est une de mes façons préférées d’infuser de la lumière dans un tableau. Je travaille beaucoup avec des tons blancs et neutres, mais lorsque je sens que j’ai besoin d’apporter plus de lumière dans un tableau, ma première petite astuce est d’ajouter…du noir ! Ainsi j’augmente le contraste et les endroits de lumière paraissent tout de suite plus intenses, la lumière semble rayonner de l’intérieur. 

 Allez voir les vidéos "Palette de lumière"&nbsp;dans la section bonus pour plus d’inspiration !

Allez voir les vidéos "Palette de lumière" dans la section bonus pour plus d’inspiration !

Le contraste peut aussi être obtenu en jouant avec des textures, des couleurs et des éléments de composition opposés.  Porter attention aux points suivants peut vraiment faire la différence si vous sentez que votre tableau a besoin d’un petit "plus" :

  • Des zones douces vs. des zones rugueuses, granuleuses, texturées
  • Des zones actives, dynamiques vs. des zones vides où le regard peut se reposer
  • Des petits éléments visuels vs. des éléments plus grands
  • Un seul élément qui attire l’attention vs. des éléments ou motifs répétitifs
  • Des couches de peinture épaisse vs. des couches fines et translucides
  • Des lignes nettes vs. des lignes floues ou esquissées
  • Des couleurs froides vs. des couleurs chaudes

 

INVITER L’INSPIRATION

DÉCOUVERTES PHOTOGRAPHIQUES: LE CONTRASTE EST PARTOUT !

Prenez votre appareil photo et cherchez le contraste autour de vous. Sortez ou simplement regardez dans la pièce où vous vous trouvez ! Vous pouvez même régler votre appareil photo sur la fonction noir et blanc pour rendre les contrastes encore plus évidents.

Partagez vos photos sur Instagram avec le hashtag #layersoflightart

Recherchez aussi le contraste entre différents éléments: dans les textures, les lignes et les formes… une fois que vous commencerez à les chercher vous les trouverez partout! Par exemple, le cercle est une des formes de base qui m’attire le plus. J’aime m'amuser à trouver des cercles qui rencontrent des lignes droites:

 

EXPLORATIONS D'ÉCRITURE : UN REGARD NEUF

Dans nos vies, le "contraste" nous amène parfois à beaucoup plus de clarté et de lumière (par exemple, l’idée de créer ce cours m’est devenue évidente après avoir été très malade pendant plusieurs semaines). Mais c'est parfois difficile, lorsque l’on est au beau milieu d’une tempête, de garder la confiance et la certitude que quelque chose de bon va en ressortir. On a parfois besoin de regarder les choses avec un regard neuf, et ça transforme alors notre réalité.

Y a-t-il eu un moment dans votre vie qui vous a d’abord semblé sombre mais qui finalement s’est révélé être une vraie bénédiction, un cadeau ?

Ecrivez à ce sujet dans votre journal, et laissez vous emplir de gratitude... Vous pouvez aussi repenser à des expériences que vous êtes finalement content(e) d'avoir vécues, et prendre conscience de toutes ces choses qui étaient en fait des bénédictions cachées. Que ressentez-vous?...

 
L’appréciation est la plus grande forme de prière, car elle célèbre la présence du bien dans tout ce que vous illuminez de vos pensées reconnaissantes.
— Alan Cohen
 

QUÊTE D’INSPIRATION SUR PINTEREST

Créez un tableau Pinterest sur le thème "contraste" pour y réunir des images contrastées que vous aimez, peut-être des photos en noir et blanc… Allez voir l'Atelier sur Pinterest, et en particulier les tableaux suivants comme point de départ à plus d’inspiration:


 

ACTIVITÉ D'ÉCHAUFFEMENT

PETITS ABSTRAITS EN 2 MINUTES !

Voici un petit projet amusant qui devrait vous faire du bien ! Nous allons jouer avec les espace vides et créer du contraste en remplissant une page blanche avec du collage et des marques. Dans cet exercice vous pourrez :

  • Vous donner vos propres règles
  • Jouer avec des formes et des couleurs qui vous attirent naturellement
  • Pratiquer la composition intuitive
  • Obtenir une série complète de petits formats abstraits en moins de 15 minutes !

L’objectif est avant tout de pratiquer cette danse subtile entre structure et intuition, et d’en apprendre plus sur vos goûts naturels : quand vous aurez terminé, prenez un moment pour regarder vos petits tableaux, observez et notez (dans votre journal ou au dos de chaque tableau) ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas pour chacun d’eux.  Ces informations sont très intéressantes pour trouver votre style naturel ! Vous pouvez faire cet exercice de temps en temps et en modifier les règles pour apprendre à connaître de mieux en mieux l’artiste qui est en vous… On se lance ?

 

IL VOUS FAUT :

  • 6 morceaux ou plus de papier épais 15 x 15 cm (du papier aquarelle épais est très bien pour ça, coupez une grande feuille en 6)
  • Différents morceaux de papier (les restes du Soulboard de la leçon 1 !)
  • Du gel medium acrylique
  • Un pinceau plat  
  • Un crayon ou un pastel, aquarellable de préférence (j’utilise mon crayon noir Stabilo All)
  • Un sablier ou un chronomètre (le chronomètre de votre téléphone!)
 

A VOS MARQUES, PRÊTS?... PARTEZ!


 

PROJET PRINCIPAL

UN CONTE D’HIVER

Cette leçon est inspirée de deux de mes deux tableaux préférés (intitulés Winter Songs) que j’ai créés, croyez-le ou non, en pleine chaleur de l'été. Je suis plutôt une fille de l'hiver et donc, durant l’une de ces journées très chaudes et très lumineuses, j’ai créé ces tableaux pleins de paix hivernale (j’ai donc créé du contraste pour moi-même…)

J’avais besoin de douceur et de tranquillité, de retrouver cette lumière calme, diffuse, magique des jours gelés de l’hiver, et l'ai recréée sur la toile. J’aime la beauté subtile de l’hiver. Même sans neige, le ciel est souvent presque blanc, il brille à travers l’entrelacs des branches sombres... Les couleurs chaudes et fougueuses de l’automne laissent place aux tons subtils des feuilles sèches, de l’écorce, des pierres et de la terre…

 
Un jour d’hiver, la reine cousait à sa fenêtre d’ébène en contemplant la neige fraîchement tombée.
— Snow White’s tale
 
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Dans ce projet nous travaillerons principalement avec du collage et de la peinture acrylique. Les superpositions créeront un effet de profondeur, à la fois doux et structuré.

NB: Dans ce premier projet, je partage un grand nombre de mes techniques de mixed media préférées, la base de mon processus créatif. J’espère que cela vous inspirera! Mais souvenez-vous de prêter attention à ce qui VOUS fait du bien, ce qui vous vient naturellement... et également à ce qui vous fait sortir de votre zone de confort! Faites des essais et trouvez vos propres astuces.

 

CE QUE VOUS ALLEZ APPRENDRE :

  • Nous allons créer du contraste et mettre l’accent avec des clairs très clairs et des sombres très sombres, et aussi avec de la texture et des lignes.
  • Une gamme monochromatique nous permettra de travailler avec différentes qualités de blanc et de tons neutres, avec juste une subtile touche de couleur.  
  • Nous allons utiliser une composition simple mais puissante avec une ligne d’horizon sombre et un fort point d'intérêt: une image en noir et blanc.
  • Nous nous ferons plaisir avec des papiers anciens et une photo vieillie pour apporter de la poésie!
  • Et nous infuserons nos mots, nos pensées et nos rêves dans le tableau avec de l'écriture intuitive. La trace manuscrite devient un très bel élément graphique...
 

VOUS AUREZ BESOIN DE:

 

Matériel basique :

  • Un support : une toile sur châssis, un panneau de bois, ou un carton toilé
  • Des papiers pour le collage(pages de livres, texte imprimé/photocopié, papier à patron de couture, papiers de scrapbooking, feuilles manuscrites, papiers en fibres naturelles, enveloppes kraft…) 
  • Une photo en noir et blanc ou une carte postale ancienne
  • Une carte en plastique (une veille carte de fidélité...)
  • De la peinture blanche acrylique
  • De l’encre ou de la peinture acrylique brune (j’aime utiliser la teinte Terre d'Ombre Naturelle)
  • De l’encre de Chine ou de la peinture acrylique noire  
  • Du gel medium mat / liant acrylique
  • Un pinceau plat moyen
  • Un petit pinceau
  • De l’eau et un chiffon
  • Différents outils pour faire des marques (papier-bulles, revêtement pour étagères, tampons, rouleau...)
  • Un crayon de bois (du HB au 4B)
  • Un crayon noir aquarellable ou un pastel aquarellable (Stabilo All ou Neocolor II)
  • Un feutre Posca blanc et/ou un sylo correcteur
  • Un feutre permanent noir à pointe fine (Pigment liner, Pitt Artist, Posca...)
  • Optionnel :

  • Des peintures acryliques dans des tons neutres (mais vous pouvez faire vos propres mélanges avec le blanc et le marron de la liste principale)
  • De l’encre blanche pour tampon encreur et un tampon (juste pour s’amuser!)
  • Du gel hydro-alcoolique (désinfectant pour les mains)
  • Des cotons tiges ou un chiffon doux
  • D’autres stylos et crayons noirs (un stylo bille, un crayon graphite soluble à l’eau...)
  • Un couteau à palette
 

ÉTAPE 1 : PREMIÈRE COUCHE DE COLLAGE

Commencez par recouvrir toute la surface avec des morceaux de papiers dans une belle palette de tons neutres.

 

ÉTAPE 2 : UN FOND NEUTRE

Vieillissez les papiers avec de l’encre brune et harmonisez-les avec de la peinture.

 

ÉTAPE 3 : DES COUCHES DE BLANC

Apportez de la lumière avec des couches translucides et des empreintes.

 

ÉTAPE 4 : LE TABLEAU PREND VIE AVEC DU NOIR

Apportez du contraste avec du noir, et structurez le tableau avec des lignes. C'est le moment de décider de votre composition.

 

ÉTAPE 5 : DÉTAILS & TRANSPARENCES

Travaillez l'ensemble avec de jolis détails, des effets subtils, de l'écriture et une touche de couleur ! Il est temps d’ajouter votre image en noir et blanc et lui donner de la profondeur avec un effet qui imite l'encaustique...

 

ÉTAPE 6 : TOUCHES FINALES

Ajoutez un mot plein de sens que vous aurez pris le temps de choisir, et donnez la touche finale à votre tableau...

 

J’AI HÂTE DE VOIR CE QUE ALLEZ CRÉER !

Partagez vos questions et créations dans les commentaires ci-dessous et/ou bien dans notre groupe Facebook "Cercle de Lumière" !

Vous pouvez aussi partager vos découvertes et vos créations sur Instagram avec le hashtag #layersoflightart!


 

POUR ALLER PLUS LOIN

INTERVIEWS: ARTISTES DE LUMIÈRE

 
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Leçon 6: Raconter son histoire

Leçon 6: Raconter son histoire

Dans cette dernière leçon, nous mettrons en lumière les histoires qui nous habitent : nos histoires personnelles, nos souvenirs d'enfance et des contes de fées, nos livres préférés... Nous écrirons une affirmation poétique de notre lumière intérieure and nous allons créer une peinture figurative rêveuse, en l'honneur de notre artiste intérieur et qui nous encouragera à faire briller notre lumière dans le monde.

 

Un nouveau départ...

LAYERS OF LIGHT - atelier artistique MIXED MEDIa

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Chère artiste, cher artiste,

Nous sommes arrivés à la "fin" de cette atelier, mais j'espère que ce n'est que le commencement d'un magnifique voyage ensemble... Un grand merci de m'avoir permis d'être votre guide et le témoin de votre lumière. Je suis vraiment fière de vous !

 
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SOYEZ UN PORTEUR DE LUMIÈRE

Je me sens très reconnaissante et inspirée par chacun d'entre vous... quel plaisir de voir chacun prendre exactement ce dont il a besoin parmi les techniques et les projets que j'ai partagés. De voir comme vous vous les appropriez, et suivez votre intuition et votre rythme… DE VOUS VOIR CRÉER.

J’espère que cette expérience vous ouvrira d’autres portes, qu’elle vous rendra permettra de vous sentir plus proche et conscient de votre lumière unique, et vous donnera l'envie de l'exprimer et de la partager de plus en plus avec le monde : car lorsque vous le ferez, lorsque vous ferez briller votre lumière dans le courage et la joie, vous deviendrez Porteurs de Lumière, donnant ainsi aux autres la permission et l'inspiration d'en faire autant. Et c’est de cela dont notre monde a vraiment besoin.

 
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La vie est éternelle. Nous nous nous sommes posés un instant pour nous faire face, nous rencontrer, aimer, partager. C’est un moment précieux. C’est une petite parenthèse dans l’éternité.
— Paulo Coelho, L'Alchimiste
 

ET APRÈS ?

Bien sûr, vous pouvez revisiter les contenus de l'atelier autant de fois que vous le souhaitez! Il y aura aussi des nouveautés dans les prochains mois: De nouveaux "coups de projecteurs" sur mon blog, pour mettre en lumière des participants de Layers of Light (contactez-moi si l'aventure vous tente!). Je prépare également de nouveaux ateliers ! Je vous en informerai par e-mail et dans le groupe Facebook.

Par dessus tout, je vous remercie de continuer à partager votre lumière. Vous avez de la poussière de fée au bout des doigts: continuez à l'utiliser...

SUIVEZ VOTRE ÉTOILE!

AVEC LUMIÈRE,

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il y a des étoiles que vous n’avez pas vues
et des amours que vous n’avez pas aimées
il y a de la lumière que vous n’avez pas sentie
et des aurores qui ne se sont pas levées
il y a des rêves que vous n’avez pas rêvés
et des jours que vous n’avez pas vécus
et des nuits que vous n’oublierez pas
et des fleurs encore à pousser
et il y a tellement plus en vous
encore à découvrir
— Gaby Comprés

Interview: Meghan Genge

LAYERS OF LIGHT - MIXED MEDIA ART CLASS

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Les mots d'une porteuse de lumière

MEGHAN GENGE

 

TROUVER LA MAGIE DANS L’ENTRE-DEUX

Je suis très heureuse d’accueillir une jeune femme magique et audacieuse: Meghan Genge, auteur de Unfurl, le livre le plus inspirant qu’il m’ait été donné de lire depuis très longtemps... (j'espère qu'il sera un jour traduit en français!)


Laly : Dans l’art comme dans la vie, je trouve que le contraste est un ingrédient clé. Tu as récemment écrit un article sur l’importance d’accepter aussi bien notre lumière que nos ombres, toutes ces parts de nous qui sont un peu moins scintillantes et qu'on voudrait parfois reléguer dans l'obscurité. Peux-tu nous en dire plus ?

Meghan : J’adorerais ! Depuis un moment je me sens submergée par ce courant qui inonde les réseaux sociaux et voudrait qu'on cherche constamment la lumière, fascinés par tout ce qui brille. Il y a beaucoup d’importance donnée à la lumière, au lumineux, aux vibrations élevées, comme s’ils étaient les seuls qui comptent. En tant qu’artiste, tu sais bien que trop de lumière peut être aveuglant. Trop de lumière nous donne des coups de soleil, nous éblouit et peut nous épuiser. Non seulement cela, mais en donnant tant d'importance à la lumière, nous oublions toutes les leçons qui sont là pour nous dans l’obscurité. Si vous regardez la nature, l’obscurité, c'est la moitié de l’histoire.

 

Dans la nature il y a de la lumière et de l’obscurité. Il y a un masculin et un féminin. Il y a de l’expansion et de la contraction. Un arbre, peut importe qu’il pousse au milieu d’un champ ou au plus profond d’une forêt, puise tout autant de son énergie dans l’obscurité du sol qu’en captant la lumière. Sans l’un, l’autre ne peut pas survivre. Pour moi, il est essentiel de donner à nouveau de la valeur à l’ombre, car tant que nous ne le ferons pas, nous percevrons nos propres descentes dans l'obscurité avec culpabilité, honte ou dégoût de soi, alors que ce sont des étapes importantes de notre croissance.

Quoiqu'en disent les experts, je ne crois pas que le but de la vie est de trouver un équilibre. La nature n’est jamais vraiment en équilibre. Elle est toujours en mouvement entre différents états. Je pense que le but de la vie est de danser avec la réalité – toute la réalité – et en faisant cela, je crois que nous reconnaîtrons la vraie lumière quand nous la verrons.

Si vous regardez la nature, l’obscurité, c’est la moitié de l’histoire.
 

Laly : Pour moi, l’art est magique : il nous connecte aux parties les plus mystérieuses de nous-mêmes, notre lumière, notre vérité, notre âme. Il nous permet de voir le monde sous un jour différent, avec un regard neuf. Il nous transforme. Je sais que la magie est un élément clé dans ta vie : quel effet a-t-elle sur ton chemin créatif, sur ta vie de tous les jours ? 

Meghan : La magie est l’élément clé de ma vie ! Elle est tout. Pour moi, la magie ce sont ces moments où je suis connectée avec le Divin, avec l’Univers, avec Dieu, avec le Tout, avec les Anges, avec tous les mots qui peuvent définir ce grand et magique Mystère. J’ai déjà dit que la Magie est le déclic, l’émerveillement, l'enchantement. Elle nous aide, nous fait des clins d’œil, c’est l’inexplicable et le sacré. Pour moi, la Magie réside dans cette simple croyance qu’il y a "plus", et que j’en fais partie.

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Je réalise maintenant que mon chemin créatif et ma vie ne sont pas deux choses distinctes. En prenant la décision de faire partie d’un univers d’amour, de joie et de mystère par-dessus tout, je me suis embarquée dans une grande aventure. Ma pratique, c'est donc de vivre/créer/interagir/rêver autant que possible à partir de ce point magique, et que chacun de mes actes y trouve ses racines. Ça n’a pas été facile, car je veux toujours contrôler l’univers ! Mais cesser de croire qu'on peut contrôler la vie, et décider de la prendre plutôt comme un jeu, a complètement changé ma vie.

 

Laly : As-tu une sorte de lumière préférée ? Peut-être une saison ou une heure de la journée où la lumière résonne le plus en toi ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même ? En quoi cela fait-il écho à ta propre lumière intérieure ?

Meghan : J’ai deux réponses à ta question !  Dans la journée, ce que je préfère, ce sont les moments où la lumière est presque là, mais pas tout à fait ; les moments "d’entre-deux". J’aime ces moments qui suivent le crépuscule, avant qu’il fasse tout à fait nuit, et les moments juste avant le lever du soleil, au seuil du jour.  Je me délecte de l’énergie de ces moments. En vivant dans la jungle comme moi, tu te rends compte qu’il n’y a pas de moments silencieux – mais là où nous nous en rapprochons le plus, c’est pendant ces moments d’entre-deux.

 
Dans la journée, ce que je préfère, ce sont les moments où la lumière est presque là, mais pas tout à fait ; les moments “d’entre-deux”.
 
 Coucher de soleil

Coucher de soleil

 Levée de tempête

Levée de tempête

 

Ma lumière préférée est de loin celle du feu. Quand je visualise un « endroit heureux » il est presque toujours autour d’un feu de camp. Quand je ne peux pas avoir de feu, j’allume des bougies dès que je le peux. Le feu et les bougies apaisent l’énergie des humains qui les entourent. Quand il y a un feu ou des bougies, les hommes se réunissent. Des histoires sont racontées. On retient son souffle. Les gens fixent les flammes et se perdent dans leurs pensées. L’espace semble sacré.

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Quand il y a un feu ou des bougies les hommes se réunissent. Des histoires sont racontées. On retient son souffle.
 

Je me rends compte, en écrivant cela, que la lumière du feu, des bougies, et les temps d’entre-deux que j’ai mentionnés partagent tous la même qualité ; ce sentiment de magie, de possibilité et d’émerveillement. J’aime me dire que ma lumière intérieure m’aide et aide les gens que je rencontre pour trouver ces moments de magie dans nos propres vies. Vivre dans ces espaces nous aide à adoucir cette lumière trop vide d’une vie déconnectée et nous tire vers le lien, vers le Mystère.

ET POUR MOI, C’EST ESSENTIEL.


Meghan Genge est écrivain, conteuse, et révélatrice de magie quotidienne. Elle est aussi l’auteur d’un roman plein d’inspiration: Unfurl.

En 2015, Meghan et son mari ont vendu ou donné presque tout ce qu’ils avaient au Royaume-Uni pour aller s’installer sur la côte sud du Costa Rica. Ils y créent un espace dédié à l'art sacré et à la créativité, dans la jungle.

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Images et textes  © Meghan Genge - Portrait de Meghan par Susannah Conway


Interview: Sarah Treanor

LAYERS OF LIGHT - ATELIER ARTISTIQUE MIXED MEDIA

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Les mots d'une porteuse de lumière

Sarah Treanor

 

Quand la lumière prend l'initiative

Quand j’ai rencontré Sarah lors d’un cours en ligne il y a 4 ans, j’ai tout de suite été attirée par la qualité unique de son art, et par-dessus tout par ses qualités humaines et son âme. Elle saisit la lumière et comprend le contraste comme personne d’autre que je connaisse. Elle crée des images qui vibrent de force et de vulnérabilité, tantôt légères, tantôt brutes, entre lumière diaphane et obscurité intense. Je suis ravie de l'accueillie et infiniment reconnaissante qu’elle ait accepté de partager sa voix unique avec nous.


Laly : En tant que photographe, la lumière est ta "matière première". Et tu travailles beaucoup en noir et blanc, ce qui accentue encore plus la lumière : quelle est la place de la lumière dans ton travail ? Comment travailles-tu avec ?

Sarah : Je suis une vraie amoureuse de la lumière. La capacité de cet élément à changer complètement l’émotion d’une photo m’a toujours fascinée. Les sentiments que l'on peut créer lorsque la lumière traverse toutes sortes de surfaces, se reflète dessus et brille au-travers, leur donne infiniment plus d'intérêt, les transcende. C’est aussi l'un des éléments les plus importants pour raconter des histoires au travers des photos. C'est dans la lumière que se trouve la magie. Bien plus que tout l’équipement que vous pourrez acheter, si vous savez manier la lumière pour créer vos histoires, vos images auront quelque chose d'unique.

 "Hope"

"Hope"

 
C’est dans la lumière que se trouve la magie.

Ma série "Still, Life" a été entièrement créée avec de la lumière naturelle, en extérieur, soit au coucher du soleil, au lever du soleil, ou pendant des journées où le temps était couvert, car je préfère une lumière douce. Je n’utilise pas de spots ou autres suppléments de lumière, pour deux raisons : ça me fait un peu peur (ne le répétez pas !) et je suis fainéante ! J’imagine que je n’aime pas avoir à gérer tout un tas d’équipement. Je trouve que ça entrave l’émotion du moment.

 "The Veil"

"The Veil"

 

Bien que je n’ai pas de contrôle sur ma source lumineuse, je suis très intentionnelle dans ma façon d’utiliser la lumière dans mes prises de vues. J’ai beaucoup appris l’année où j’ai travaillé sur ma série "Still, Life". Ce projet – réaliser un autoportrait par semaine pendant un an – m’a aidée à comprendre comment utiliser la lumière en bougeant le sujet et en ajoutant différents accessoires, plutôt que d’altérer la source de lumière. Jouer avec la lumière est un processus fantastique !

 "Let Go"

"Let Go"

 

"Let Go" est un bon exemple de l’ajout d’accessoires pour obtenir une sorte d’interaction différente avec la lumière. Cette photo a été réalisé avec un simple rideau de douche en tissu à 10 dollars. Suspendu dehors, sous un abri couvert, le rideau était rétro-éclairé de façon douce par la lumière indirecte d’une fin d’après-midi. Puisque le soleil ne reflétait pas directement sur le rideau, cela créait un effet doux et étrange. C’était juste un essai, un truc que j’avais lu dans un magazine photo et que je voulais tenter. Les résultats étaient si éthérés, et pour moi, ils évoquent l’idée de la brume dans nos esprits, les inconnus du deuil, et les liens spirituels. J’ai adoré la sensation et les idées que cela a stimulées en moi, j’ai passé plusieurs semaines à créer avec ce rideau de douche !

 "Stardust"

"Stardust"

 

Laly : Dans ta série "Still, Life", tu exprimes toute une palette d'émotions et sentiments à travers nombreuses qualités de lumière: d'une lumière translucide, floue, brumeuse, à une lumière brute et granuleuse. Comment utilises-tu la lumière pour exprimer ta propre vérité ?

Sarah : La lumière est très importante dans mon histoire. J’utilise beaucoup de métaphores de lumière et d’obscurité en partageant les souvenirs et les expériences des épreuves que j'ai traversées. Ces métaphores évoquent certains sentiments en chacun de nous, liés à ces idées anciennes que nous partageons sur le sens de la lumière et de l’obscurité. Sortir de l'ombre, tomber du côté obscur, entrer dans la lumière, le pouvoir de l’espoir... toutes ces histoires ont besoin de lumière pour exister. Que ce soit littéralement en maîtrisant l'éclairage, ou par les aspects lumineux et sombres de la composition d’une image, c’est une part cruciale de ma façon d’exprimer mon univers intérieur.

 "Spirit"

"Spirit"

 
Sortir de l’ombre, tomber du côté obscur, entrer dans la lumière, le pouvoir de l’espoir... toutes ces histoires ont besoin de lumière pour exister.
 

Laly : Comment joues-tu avec la lumière pour te l’approprier ?

Sarah : Avec de la patience et un esprit ouvert ! Je pars toujours à une séance photos avec en tête une idée de ce que je veux créer, et quelle sorte de lumière va « peindre » mes images pour avoir l’effet que je souhaite. Tout cela s’obtient après des années d’essais, d’expériences, et d’observations des résultats. Il est très important de jouer avec la lumière pour commencer à la comprendre – que vous soyez en train de prendre des photos, de peindre, de dessiner, ou de sculpter. J’essaie de laisser de la place à l’inattendu, car parfois c'est la lumière qui me guide, et non l’inverse. Ainsi, il y a une sorte d'accord entre nous… une relation où c'est parfois moi qui mène la danse, et à d’autres moments, c’est la lumière qui m'entraine.

 "The Voyager"

"The Voyager"

 

"The Voyager" est un bon exemple de cette lumière-guide... J’étais à la lisière d'un bois pour faire une séance photos complètement différente ce jour-là. Alors que je me promenais, la lumière basse dans le ciel, j’ai remarqué comme la terre sèche et poussiéreuse captait les rayons de lumière quand je donnais des coups de pied dedans. Cela m'a immédiatement fascinée. Quand le soleil s’est couché, j’étais à genou dans la terre, à lancer de la poussière haut au-dessus de ma tête et tout autour de moi, et à essayer différentes poses pour l'accompagner. Ce jour-là je me suis retrouvée avec une séance photos qui n’était pas du tout prévue, mais en accord parfait avec le chemin personnel sur lequel je me trouvais dans ma vie… sur le point déménager à l'autre bout du pays, presque prête pour une nouvelle aventure. C'est la lumière qui a créé la magie, et m’a amenée à cette image. Parfois, c’est comme cela que ça fonctionne.

 "The Waiting"

"The Waiting"

 

Laly : Y a-t-il une sorte de lumière que tu préfères ? Peut-être une saison ou une heure de la journée où la lumière résonne le plus en toi ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même ? En quoi cela fait-il écho à ta propre lumière intérieure ?...

Sarah : Je suis accro à la lumière douce. L'automne et l'hiver, quand le monde est en sommeil, sont ma période préférée pour prendre des photos car le ciel est souvent couvert, ce qui me permet de faire des photos même en milieu de journée ! Néanmoins, c'est presque toujours la magie du crépuscule et de l'aube qui m'attirent. Prendre des photos aux seuils du jour et de la nuit a quelque chose d'unique. Tu as très peu de temps avant de perdre ta lumière idéale… c'est un défi, ce que j’aime beaucoup.

Il y a là une métaphore aussi… de fin et de commencement, de vie et de mort, de choses nouvelles et de changement. Peut-être à cause de ma longue expérience du deuil et la perte, cette idée d'être aux limites des choses semble bien me correspondre. C’est une lumière peu commune, tout comme l’a été mon propre passé. Cela nourrit quelque chose en moi. 

 "Sanctuary"

"Sanctuary"


Sarah Treanor a à coeur d'encourager les histoires de l’esprit humain. Depuis sa maison et son studio au nord-est de l’Ohio, elle partage sa passion d'aider les autres à se relier à leur propre pouvoir créatif, à travers son art, ses mots et ses ateliers.

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Elle a récemment lancé son premier cours en ligne, appelé Meaningful Making, dans lequel elle accompagne ses participants dans leur processus de deuil à travers des pratiques créatives. Elle publiechaque dimanche un article pour Widow’s Voice, un blog écrit par 7 veufs et veuves qui racontent comment ils continuent à vivre, et elle écrit régulièrement sur son blog au sujet de la créativité et de l’adversité. Si vous souhaitez prendre contact avec elle ou voir sa série “Still, Life”, vous pouvez visiter son site web ou la suivre sur Facebook !


Images et textes © Sarah Treanor


Interview: Petra Hrziwnatzki

LAYERS OF LIGHT - ATELIER ARTISTIQUE MIXED MEDIA

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Les mots d'une porteuse de lumière

Petra Hrziwnatzki

 

Un coeur de lumière

Au-dessus de mon bureau j’ai un tableau de Petra où il est écrit "Relax and Allow"... et à chaque fois que je le regarde, je me rends compte que je respire plus calmement et plus profondément. C’est la magie de l’art de Petra... Petra Hrziwnatzki est une artiste de mixed media, maman, enseignante d'art et inspiratrice qui se donne pour mission de faire du bien par l'art. Et elle le fait merveilleusement bien. Petra adore aussi travailler avec le plâtre et la cire, découvrez ce qui l’inspire !


Laly : Petra, ton art est si aéré et réconfortant, plein de lumière. Peux-tu me parler un peu de ta façon de faire, en particulier comment tu choisis tes couleurs et comment tu infuses la lumière dans ton travail ?

Petra : Dans ma vie, j'accorde une place essentielle à la Légèreté. L'un de mes mantras préférés est "Ce sur quoi tu portes ton attention, grandit" et je vis vraiment en accord avec ce principe. Sur quoi est-ce que je veux porter mon attention ? Sur la légèreté et ce qui m’apporte de la joie. C'est cela que je veux voir grandir dans ma vie tout comme dans celle des autres. Je veux que mon art apporte de la lumière dans l’espace où il est exposé, et lorsque j’enseigne, j’espère apporter cette lumière à mes élèves !

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L’un de mes mantras préférés est “Ce sur quoi tu portes ton attention, grandit” et je vis vraiment en accord avec ce principe.

Je suis une maman très occupée avec 4 jeunes enfants. Créer est très important pour moi, mais je n’ai pas des heures et des heures dans la journée pour créer autant que je le souhaiterais ! J’ai donc trouvé une façon de m'organiser qui me permet de me plonger dans la joie de créer dès que j’en ai l’opportunité !! Le jour où tous mes enfants seront scolarisés, je pourrai enfin prendre des cours en ligne, créer et simplement profiter du silence...  Mais pour le moment c’est 10 minutes ici, 30 minutes là. Ma méthode me permet de m'échapper quelques instants dans la pièce où je crée pour ajouter une couche, un détail, et à la fin je me retrouve avec quelque chose qui me plait.

C’est drôle, je suis très attirée par les couleurs vives quand je regarde l'art des autres, mais ce qui émerge vraiment à travers moi ce sont des couleurs plus légères comme du bleu clair, du crème, du gris, du rose et du jaune. Pour moi le plus important, c'est l'énergie que j'infuse dans chaque pièce, une énergie de lumière. Je veux que la Lumière rayonne de mes œuvres pour transformer l'énergie du lieu où elles sont exposées.

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J’adore passer mes mains sur des tableaux que j’ai réalisés en plâtre et en cire… il y a là quelque chose de si tactile et si merveilleux !
 

Laly : Je sais que tu adores travailler avec le plâtre et la cire. Peux-tu me dire ce que tu aimes le plus dans ces matériaux ? Que ressens-tu quand tu travailles avec ?

Petra : J’aime vraiment travailler avec la cire et le plâtre ! J’ai d’abord été attirée par le plâtre et j’adore la texture qu’il apporte à mes tableaux. 

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Je n'arrivais pas à obtenir une telle texture avec mes mediums habituels (peinture et papier). J’adore mettre mes mains dans le plâtre lorsque je l’étale… J’adore cette matière crémeuse que je peux manipuler pour créer l’effet que je recherche. Si je veux beaucoup de texture je peux en rajouter mais si je veux un fini plus doux je peux alors le lisser ou le poncer.

La cire est plus nouvelle pour moi, mais le caractère qu’elle apporte m’a vraiment attirée. On y devient vite accro! Je suis encore en train d’apprendre mais je sais que je vais utiliser la cire pendant encore très longtemps. 

J’adore passer mes mains sur des tableaux que j’ai réalisés en plâtre et en cire… il y a là quelque chose de si tactile et si merveilleux !

 
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Laly : Tu as aussi un talent particulier pour photographier ton environnement naturel, notamment pour capter la douceur de la lumière. Peux-tu me dire quelques mots sur cette récente promenade par un matin brumeux ? Comment était-ce? Qu’as-tu particulièrement apprécié ?

Petra : J’aime beaucoup prendre des photos de la nature. Cela fait des années que je le fais et c’est une autre façon pour moi de trouver la joie pendant un moment. Souvent, j'aime m'approcher tout près de petites fleurs qui semblent se fondre à l'arrière-plan. J’aime mettre en lumière ces fleurs si petites mais si puissantes et pleines de vie !

L'autre jour, vers 5 heures du matin, j’étais bien au chaud dans mon lit. La maison était silencieuse. C’était le rêve ! Mais j’ai regardé dehors et il y avait ce brouillard extraordinaire, qui flottait si magnifiquement. Il FALLAIT que je sorte et que je photographie ce matin magique, alors j’ai couru dehors avec mon appareil photo… toujours en pyjama, je le précise... J’ai fait un tour en voiture dans ma petite ville en prenant des photos d’arbres, d’ânes, et du soleil levant. C’était vraiment magique. La lumière de ce matin-là semblait tout droit sortie d'un film. La ville commençait tout juste à se réveiller et tout était très calme. Je suis si contente d’avoir fait le choix de courir dehors ce matin-là !!

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Laly : Y a-t-il une sorte de lumière que tu préfères ? Peut-être une saison ou une heure de la journée où la lumière résonne le plus en toi ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même ? En quoi cela fait-il écho à ta propre lumière intérieure ?...

Petra : C’est une très bonne question qui me fait vraiment réfléchir ! J’ai deux saisons préférées… le printemps et l’automne. J’adore quand l’air change au printemps et quand tout "se réveille". La lumière commence à durer plus longtemps et l’air est frais…je reviens moi aussi à la vie après l’hiver où j’ai tendance à me renfermer et à hiberner. J’adore sortir à nouveau et voir toutes les plantes qui commencent à bourgeonner. C’est vraiment une saison superbe pour moi car je m’épanouis à nouveau tout comme les fleurs, les arbres, les arbustes…

Mais j’aime aussi l’automne. Là encore, pour moi c’est vraiment une question d’air et de lumière. L’air change à nouveau et devient vif et frais. La lumière devient plus dorée et orangée tandis que la nature se prépare à l’hiver. J’adore me promener et profiter simplement de la nature en admirant le changement des feuilles.

Etre là où le soleil commence à se lever me donne tellement d’énergie.
 
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Mon moment préféré de la journée est lorsque le soleil se couche ou se lève. Je n'ai pas l'occasion de profiter du soleil levant très souvent, mais être là quand il commence à se lever est une vraie source d’énergie et de joie. Je ressens la même chose quand le soleil se couche mais d’une façon plus apaisante. Quand le soleil se lève je me sens revigorée, mais quand il se couche je suis très calme. Au moment où j'écris ces mots (printemps/été) tout est magnifique ici… l’air sent l’herbe fraîchement tondue et la fumée des feux que les gens allument dans leur jardin !!

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Petra Hrziwnatzki est une artiste mixed media et une maman très occupée. Elle vit près d’Ottawa dans l’Ontario, au Canada, où elle crée des œuvres inspirantes et pleines de rêve. Son art trouve sa source dans son environnement naturel.

Pour en savoir plus, allez voir son site web et cette jolie vidéo ! Retrouvez-la aussi sur Facebook.

Allez voir son dernier atelier en ligne, Poetic Plaster & Wax avec Ivy Newport!

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Images et textes © Petra Hrziwnatzki


Interview: Roxanne Evans Stout

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Les mots d'une porteuse de lumière

Roxanne Evans Stout

 

Des histoires de lumière

Roxanne Evans Stout et moi nous sommes rencontrées sur Internet il y a peu et c’est incroyable que nos chemins ne se soient pas croisés plus tôt !


Il y a tant en commun entre nos façons d’appréhender l’art, l’inspiration et la créativité.
J’ai d’abord découvert Roxanne par l’intermédiaire de son merveilleux livre « Storytelling with collage » (Histoires en collage).


Laly : tes œuvres, travaillées en épaisseurs sont pleines de textures et malgré tout précieuses et délicates. Dans Layers of Light, nous prêtons attention à la manière dont la lumière joue avec les textures et donne à notre travail un toucher unique. Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’élaboration des couches successives dans ton travail ? Quels sont les genres de textures et de matériaux qui t’attirent le plus ?

Roxanne : les textures et matériaux par lesquels je suis attirée pour les collages et l’élaboration des strates sont surtout des papiers fins comme les papiers de soie et de riz. J’aime aussi les papiers mûriers et népalais. Ces papiers laissent passer beaucoup de lumière et apportent une touche lumineuse à l’œuvre.

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J’entame toujours mes œuvres de manière très intuitive … J’adore m’amuser à disposer les images et les papiers texturés. Une fois satisfaite de la mise en place – ça peut prendre un certain temps – je fixe les papiers à l’aide d’un médium mat. Chemin faisant, je change souvent d’idée concernant la disposition. J’aime beaucoup cette liberté offerte par le collage.

 
J’aime ce processus de superposition, d’ajout de glacis de couleurs, de papiers encollés et de tissus sur mon œuvre, tout autant que d’en enlever pour révéler ce qui s’est caché en dessous

Comment la nature et ton environnement t’inspirent-ils ? Pourquoi aimes-tu travailler des matériaux naturels ?

La nature et mon environnement représentent tout à mes yeux. Je ressens une réelle connexion spirituelle avec la nature. C’est lorsque je suis dehors, dans notre jardin que je suis vraiment en paix et que je sens que j’appartiens à cette terre, exactement comme les oiseaux, les arbres ou les fleurs en font partie.

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Quand je sors (et que je ne jardine pas), j’adore écrire dans de petits blocs-notes ou un journal. Nous habitons dans un endroit où il y a très peu de circulation et les bruits de la nature nous entourent. Je suis enveloppée par le chant des oiseaux, le murmure des pins et les bruissements dans les érables. Dans ces moments-là, les mots coulent hors de moi, et deviennent une inspiration pour plus tard, tout particulièrement durant l’hiver glacial.

La nature m’enseigne – elle me donne la paix intérieure.
Elle m’apporte l’espoir et me guide.
Quand je suis dehors dans mon jardin, tous mes sens sont en éveil, je me sens connectée à la nature.
— Roxanne Evans Stout, Storytelling with Collage
 

Les éléments naturels jouent un rôle important dans mes projets, particulièrement quand je travaille sur un livre. J’aime les livres d’artistes et fabriquer des livres remplis de surprises et de trésors issus de la nature. Une pierre plate, une feuille ou une fleur séchées, une herbe sèche, une plume ou un coquillage se retrouvent souvent au fil des pages que je crée.

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As-tu une lumière préférée ? Peut-être as-tu une saison favorite ou une heure de la journée au cours de laquelle la lumière entre en résonance avec toi de manière privilégiée ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même? Par quel moyen cette lumière entre-t-elle en résonance avec ta lumière intérieure ?

Oh, j’aime toutes sortes de lumières ! J’ai récemment aménagé un nouveau studio, dans une chambre au sein de notre maison, et le soleil y entre merveilleusement par l’Ouest en fin d’après-midi. J’ai aussi une véranda longeant le couloir, située plein Ouest. C’est un endroit très inspirant en raison de la lumière du matin qui y entre et de la vue sur la rivière Klamath. Cette pièce a longtemps été mon studio, elle reste la source de mon inspiration, en moins désordonnée maintenant !

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Je pense que ma lumière préférée est tamisée, teintée de jaune ou de bleu tandis qu’elle danse avec les feuilles de nos érables ou qu’elle joue sur les briques rouges de notre cour.

J’adore aussi la lumière extérieure quand la tempête approche et que les rayons de soleil transpercent les nuages, pour moi, c’est un peu comme si on pouvait voir le paradis. Ma troisième préférée, c’est la lumière de la prairie qui s’étend sur les champs et la rivière les soirs d’été … C’est terriblement beau. Elle est même parfois suivie par un arc-en-ciel. Je ne sais pas ce que cela raconte de moi … Peut être que j’aime la lumière quand elle est surprenante, changeante et mouvante, naturelle. J’aime photographier mes travaux en lumière naturelle également, ou même sous une lumière filtrée par les arbres.

« Par quel moyen cette lumière entre-t-elle en résonance avec ta lumière intérieure ? » Quelle belle question Laly ! La lumière que je vois est ici pour ceux qui prennent le temps de contempler. Ma lumière est de celle-là aussi.

Quand je suis immergée dans la nature, ou quand je marche dans une rue d’une vieille ville, je suis attentive à tout. Que ce soit une feuille fanée, une plume sur mes pas, un petit anneau ou un fil rouillé … Jusqu’à l’expression sur le visage d’un passant croisé en chemin, et les couleurs ou les textures qui m’entourent. 
 
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Par ta pratique artistique et tes cours, tu émets une lumière qui permet aux autres de trouver et d’exprimer leurs propres étincelles de créativité. Partagerais-tu quelques trucs qui t’aident à conserver cette lumière personnelle éclatante ?

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Je l’ai dit auparavant, aux adorables participants à mon dernier atelier, que mon « boulot » en tant que professeur, c’est de les aider à trouver leur propre lumière.


Mais ces femmes sont arrivées si radieuses, avec tant de joie que j’ai compris qu’elles avaient déjà trouvé leur propre lumière et j’ai alors ajouté « et le présent que vous me faites en retour, c’est de m’aider à trouver ma propre lumière également ! »


Parfois, nous avons tous besoin de quelqu’un qui nous mène vers notre propre lumière.

 
J’aide les autres à exprimer leur beauté intrinsèque en illuminant les histoires de qui ils sont vraiment dans les moments apaisés, en harmonie avec la nature et la voix créative de ce qui est sacré.
 

Ma propre lumière reste éclatante, grâce à ma pratique artistique, quand je travaille seule, dans un état de création méditative qui fait filer le temps comme une chanson. Et tout autant lorsque j’entoure des personne qui aiment créer.


Un équilibre ou une combinaison de ces deux facettes de mon métier est tout ce dont j’ai besoin pour garder cette flamme vive et ardente. Et aussi bien entendu, du temps dans la nature et des moments avec les personnes que j’aime…


Roxanne Evans Stout: je vis et je crée dans le magnifique Pacifique Nord-Ouest, les montagnes et les rivières qui entourent ma maison sont à l’origine de mon inspiration quotidienne.

Je suis Professeur Adjoint à l’Institut de Technologie d’Oregon où j’enseigne les Techniques Mixtes en Art. Je partage également ma pratique lors d’ateliers partout dans les Etats Unis et mes travaux ont été vus et publiés au niveau international.

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J’enseigne aussi au sein d’ateliers en ligne et mes étudiants vivent aux quatre coins de la planète. Enseigner me permet de partager ma passion, rien ne me rend plus heureuse que d’aider mes étudiants au cours de leur propre processus de renouvellement. Mon but est de vous aider à trouver votre propre magie.

A travers ma pratique artistique, je voudrais transmettre un sentiment de connexion hors du temps et délassant. En tant qu’artiste, je suis constamment en train d’apprendre et de grandir. L’art est ma passion, mon amour, mon âme.

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Images et textes © Roxanne Evans Stout


Interview: Stephanie Lee

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les mots d'une porteuse de lumière 

Stephanie Lee

 

histoires de lumière

Stephanie Lee est de loin l’une de mes artistes préférées. Son art et son esprit m’ont vraiment inspirée et donné envie de progresser et d'expérimenter, surtout au début de mon parcours. Stéphanie travaille le plâtre, la cire, le métal… Elle a aussi beaucoup de talent avec les mots et je sais qu’elle vous inspirera


Laly : Ton art possède une qualité si unique et apaisante. Pour moi, il émane de tes tableaux une lumière douce, chaude et naturelle. Peux-tu me parler un peu de ton processus, et en particulier comment tu infuses la lumière dans tes œuvres avec le plâtre et de la cire ?

Stephanie :  Pratiquement tous mes tableaux commencent avec une couche de plâtre. Parfois cette couche est épaisse, et parfois aussi fine que du papier.
Affiner la texture du plâtre avec beaucoup d'intention, la parfaire jusqu'à obtenir une surface lisse, a quelque chose de méditatif. Cela apaise immédiatement tout sentiment d’inquiétude à l'idée de ne pas connaître l’étape suivante du tableau.

Il n’y a pas encore de couleur, et pourtant l’œuvre possède déjà cette qualité d'espace, qui m'invite à y répondre par la première impulsion qui se présentera. Les minéraux naturellement présents dans le plâtre reçoivent et réfléchissent la lumière d’une façon subtile et douce, tellement différente de celle du papier ou de la toile enduite au gesso.

 
Affiner la texture du plâtre avec beaucoup d’intention, la parfaire jusqu’à obtenir une surface lisse, a quelque chose de méditatif. Cela apaise immédiatement tout sentiment d’inquiétude à l’idée de ne pas connaître l’étape suivante du tableau.
 
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J'ajoute et je retire des couches de peinture, je colle des morceaux de papiers, je gratte et je décolle, je creuse des marques dans le plâtre, tantôt lignes fines et délicates, tantôt profondes crevasses. A la fin, la surface est prête à recevoir les dernières couches au medium encaustique.

Parfois j'applique de la peinture encaustique opaque par endroits, pour délimiter des zones fortes, mais la plupart du temps je recouvre en partie ou en totalité mon tableau avec une couche de medium encaustique transparent. Le medium encaustique possède une luminosité que je n’ai retrouvée dans aucun autre produit. Avec le temps, la surface cirée acquiert une brillance très mate qui empêche la lumière ambiante de trop se refléter sur la surface. Je préfère ce fini mat, presque terne, bien que beaucoup d’artistes encaustiques lustrent leur cire pour obtenir une surface brillante. Le fini mat permet à la lumière de pénétrer profondément dans le tableau: en dessous, toutes les couches rayonnent alors en synergie, de façon unique et subtile.

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Laly : Comment est-ce que la nature, et ton environnement, t’inspirent ? Qu’est-ce que tu aimes dans le travail avec les matériaux naturels ?

Stephanie : J’aime un galet poli par la rivière, ou le bois coupé battu par les vents et la pluie, saison après saison. J'aime recréer dans mes tableaux cette sensation du temps qui passe et de l'usure. Le plâtre et mes outils me permettent de reproduire cette usure naturelle des choses.

Le plâtre, ce matériau naturel, possède une simplicité qui permet d’y associer bien d'autres types d'éléments. Tout comme les couches d’humus sur le sol de la forêt, des couches de matière s'accumulent dans mes tableaux – certaines bien visibles, et d’autres complètement enfouies, n'offrant que l’énergie de leur présence, qui peut seulement être ressentie, mais ne peut être vue. La nature est le seul endroit que je connaisse où les couches souterraines, invisibles, génèrent plus de richesse à la surface. Et j'éprouve ce même sentiment lorsque je superpose les couches dans mes tableaux.

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I know of no where else than in nature where the buried, invisible layers actually create more richness to the surface and I experience that same feeling when building up layers in my paintings.

Je ne connais pas d’autre endroit que dans la nature où les couches enterrées et invisibles créent plus de richesse à la surface ; je ressens ces mêmes sensations quand je superpose les couches dans mes tableaux.
 

Laly : Y a-t-il une sorte de lumière que tu préfères ? Peut-être une saison ou une heure de la journée où la lumière résonne le plus en toi ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même ? En quoi cela fait-il écho à ta propre lumière intérieure ?...

Stephanie : Ma lumière préférée est celle dont je fais l’expérience, en pleine conscience, à chaque instant. J’aime en particulier cette lueur bleue-noire de l'aube qui apparaît juste avant que la teinte dorée du soleil ne la remplace. Et puis la lumière du crépuscule – les ombres basses et longues qui nimbent tout de chaleur et d'or.

Je dois avouer que ma lumière préférée – celle qui capte le plus mon attention – est cette lueur unique, presque phosphorescente, emprisonnée sous la lumière épaisse et basse d’une pluie d’été torrentielle. Elle prend souvent une teinte rougeâtre qui se reflète sur toutes les surfaces lisses alentour. D’une certaine façon, le gris semble alors la lumière la plus attirante au monde.

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Je sais depuis longtemps désormais que ma lumière préférée (et mon temps préféré, d'ailleurs) est celle qui se change en une autre. Quand je vais marcher dehors et que je vois la preuve irréfutable que le printemps laisse place à l’été, que la nuit laisse place au jour… Cette transformation de la lumière est ce qui me captive le plus. C’est aussi vrai pour ma propre lumière intérieure. Sentir que je change et que je deviens la version suivante de moi-même, sentir combien je souhaite vivre et partager ma lumière avec le monde. Je suis souvent un mystère pour moi-même car je ne sais pas toujours en quoi la lumière au fond de moi est en train de se transformer. J’ai donc appris à observer, à rester ouverte, et à accepter d’écouter très attentivement pour découvrir de quelle façon je suis appelée à partager cette lumière avec les autres.

 
The changing of the light is what captivates me the most. It is true for my own inner light as well. To feel myself changing and growing into the next version of myself and how I want to experience and share my light in the world.

Le changement de la lumière est ce qui me captive le plus. C’est aussi vrai pour ma propre lumière. Sentir que je change et que je deviens la version suivante de moi-même, et combien je souhaite expérimenter et partager ma lumière avec le monde.
 

Laly : A travers ton art et tes ateliers, tu éclaires la voie pour que d'autres artistes trouvent et expriment leur propre étincelle. Si tu pouvais parler à l’enfant sauvage, brillant et créatif qui vit en chacun de nous, que lui dirais-tu ?

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Stephanie : Je dirais que c’est normal de ne pas voir tout le chemin qui est devant vous. Vous avez juste besoin d’assez de lumière pour le prochain pas et quand vous avez l'impression qu’il n’y en a même pas assez pour ça, alors avancez à tâtons. La lumière ne brille pas juste de l'intérieur ou juste à l'extérieur. Les deux coexistent. C’est une pulsation dynamique entre vous et toute la création, et vous êtes invité à vous joindre à cette danse de la création qui continue.

Les jours où vous avez l’impression que votre lumière est presque éteinte, offrez-la, si faible soit-elle, pour allumer celle d'une autre personne. Vous remarquerez que, de la rencontre de vos deux flammes, naît une étincelle encore plus brillante que votre lumière ne l'était auparavant. C’est la lumière qui vous dit : "Oui ! Regarde qui je deviens lorsqu'on on me partage ! Sauvage, brillante et vive !". La lumière change, se métamorphose et évolue aussi avec les saisons de votre vie. Alors ayez confiance, la lumière qui vit en vous est largement suffisante pour continuer à éclairer votre être, toujours plus profondément.

Mais ne la gardez pas pour vous seul. Laissez-la briller, brûler les vieilles histoires et tracer la voie pour de nouvelles façons d'être, avec bienveillance.

 
The light is not just from within or just from outside you. It is both. It is a dynamic pulse between you and all of creation and you are invited to join in the dance of creation being continued.

C’est normal de ne pas voir tout le chemin qui est devant vous. Vous avez juste besoin d’assez de lumière pour le prochain pas et quand vous avez l’impression qu’il n’y en a même pas assez pour ça, alors avancez à tâtons.

Bonjour. Je suis Stephanie Lee. J’écris, je peins, et je manipule toutes sortes de matériaux pour créer un art authentique à partir des images que j’ai dans la tête. Je ne perds pas mon énergie à briser les règles simplement pour me rebeller. Je ne perds pas non plus mon temps à essayer de connaître et d'appliquer toutes les règles. Je préfère chercher et trouver des solutions.

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Je suis bien trop occupée à suivre ma curiosité et à contourner les règles/l’emploi du temps/les défis de la vie, pour perdre mon temps avec ces limitations.

J’examine les impasses et les révélations par lesquelles je suis passée sur mon chemin d'artiste, afin d'aider les autres à prendre conscience de ce qu'ils ont d'unique et de les encourage à trouver leurs propres solutions.

En tant qu’artiste et formatrice, je parcours le monde pour enseigner en personne, ainsi que sur internet, à des créateurs audacieux. L’alchimie qui naît lors de ces partages ravive une flamme dans les cœurs des participants: le désir de se relier plus profondément à leur créativité, unique et innée.

Je coache personnellement des femmes qui souhaitent pleinement exprimer leur potentiel divin, des femmes en quête d'une plus grande clarté dans leur pratique créative, de plus d'équilibre dans leurs vies bien occupées, afin d'atteindre un profonde satisfaction dans la façon dont elles honorent leur temps et leur énergie.

Sur mon blog, vous pouvez en lire plus sur ma vie et ma façon débordante de cultiver l’art. Dans mes jours moins désordonnés, j'interviens auprès de groupes pour leur montrer que trouver leurs propres solutions, et écrire leurs propres règles, leur donne le pouvoir de vivre cette vie créative et stimulante qu'ils ont imaginée.

Vous pouvez me retrouver ici :


Images et textes © Stephanie Lee


Interview: Jessica Brogan

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Les mots d'une porteuse de lumière

Jessica Brogan

 

Une voyageuse de lumière

Jessica Leigh Brogan adore saisir la beauté de la vie de plusieurs façons : la photographie, le mixed media et par-dessus tout, les mots. Elle a une passion pour créer des communautés créatives et aider les autres à s’approprier leurs dons pour les partager avec le monde. Jessica est aussi maman de deux jeunes enfants et enseigne le français (et bien plus encore) aux États-Unis à des collégiens qui ont bien de la chance. 


Laly : Jessica, je sais que tu as une vraie passion pour les voyages et la photographie. Tu saisis la lumière, la couleur et la beauté autour du monde aussi bien que dans ton quotidien. A quoi ressemble la lumière dans tes lieux favoris, quelles sensations évoque-t-elle ? 

Jessica : C’est intéressant, Laly, alors que je regardais quelques unes de mes photos préférées pour cette interview, j’ai remarqué que dans certaines photos, la lumière que j’ai captée me ramenait vers cet endroit, vers ce moment. Le pouvoir de la photographie est très fort.

En fait, les lumières vers lesquelles je gravite apparaissent dans les endroits du monde que je préfère, et ce n’est pas un hasard. Deux sortes de lumière me touchent au plus profond de mon âme. Tout d’abord, les rayons très chauds de la Méditerranée. J'ai en particulier passé beaucoup de temps en Italie, j’y ai même vécu.  A chaque fois que je m’y rends, je finis par enlever des choses de ma liste des "endroits à visiter" et à la place je prends mon appareil photo et je traque littéralement la couleur et la lumière d’un coin de rue à l’autre.  La lumière est incroyablement belle dans la Méditerranée, où ces anciens bâtiments de pierre reflètent et imitent les tons orange et rouges de la lumière du soleil en soirée. Il y a de l’histoire dans la lumière là-bas. C'est bien connu, la Méditerranée est le berceau du monde artistique, musical et créatif moderne. En passant du temps là-bas, entre les teintes des bâtiments, les langues colorées, et la lumière qui semble émaner de la terre elle-même, je sens que j’absorbe une part de cet esprit créatif.

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J’ai remarqué que dans certaines photos, la lumière que j’ai captée me ramenait vers cet endroit, vers ce moment.
 

Je me sens aussi chez moi sous la lumière des tropiques. Je ne connais rien d’aussi émouvant que de sortir de l’avion chaque fois que je me rends à Hawaï ; la lumière y est si vive, si claire, je me sens purifiée et pleine de nouveaux possibles. Ce n’est pas du tout la même lumière. Et c’est une lumière que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs. A nouveau, le paysage, les fleurs vives et luxuriantes, les verts profonds des montagnes, tout cela change la tristesse en un lointain souvenir.

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Laly : Au plus profond de ton âme, je sais que tu es tout d’abord un écrivain. A quoi ressemble ton processus de création ? Comment est-ce que l’écriture te permet d’exprimer ta vérité, ta lumière intérieure ? Que ressens-tu quand tu n’écris pas/quand tu ne peux pas écrire ? Comment arrives-tu à dépasser les blocages et à rallumer ton étincelle créative ?

Jessica : Je pense qu’au départ chaque personne a un "geste" naturel, une forme créative innée, offerte par la source. C'est leur talent et leur potentiel le plus fort. Pour moi, c’est l’écriture. Clairement et simplement, quand j’écris, je ressens cette conviction absolue que je suis faite pour écrire. C'est juste un fait indiscutable. Lorsque nous trouvons LA forme d'expression créative qui est la nôtre, c’est ça que nous ressentons. Ça peut être autre chose pour d’autres personnes, et parfois il faut chercher un peu et faire des essais avant de trouver, mais lorsque on l’a trouvé, on ressent la même chose que ce que je ressens quand j’écris, comme si la version la plus vraie et la plus importante de moi-même entrait en action. Comme s'il n'y avait plus rien à craindre. Je peux faire confiance à la source sans avoir le moindre doute. Comme si rien d’autre n’avait d’importance pour en cet instant. 

Je pense qu’au départ chaque personne a un “geste” naturel, une forme créative innée, offerte par la source. C’est leur talent et leur potentiel le plus fort.
 
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L’écriture s’est trouvée au second plan pendant deux ans de ma vie, surtout lorsque j’étais seule pour élever mon fils et que j’essayais de monter mon entreprise créative (et de nous nourrir). A un moment donné, mon blog (que j’avais depuis 2005) semblait n'avoir plus de sens. D’un seul coup, je ne voyageais plus à travers le monde. Je ne faisais plus de recherches ni de reportages sur la vie à l’étranger. Beaucoup de choses étaient en train de changer, et en même temps je m'embarquais dans un projet hasardeux: développer ma marque, construire un site web et blablabla... Je ne voyais pas comment mon écriture, qui est souvent réflective, pourrait trouver sa place dans les offres créatives que je présentais. Et bien il se trouve que le manque d'écriture a de sérieuses conséquences sur ma vie. Je me suis retrouvée épuisée d’essayer de monter un business qui ne donnait pas sa place à l’expression la plus profonde de mon âme. Je me sentais perdue, désorientée, et pire que tout, très très loin de cet espace apaisant pour mon âme, auquel j’ai accès quand j’écris. Lorsque nous trouvons la véritable forme d'expression de notre âme, c'est vraiment un espace de calme et de sérénité immense que rien ne peut imiter.

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Quand je n’écris pas, je n’ai pas accès à ce calme. Je ne ressens pas ce lien avec l’Univers. La vie me panique plus. Je me perds.

Nous vivons dans un monde où nous ressentons souvent le besoin de "justifier" nos actes créatifs. Nombre d’entre nous sont confrontés à cette pression, dans notre famille ou notre couple, de vendre nos créations pour justifier son existence, ou l’argent dépensé pour l’achat de nos fournitures. Je me suis rendue compte qu’il fallait se battre contre ça. Je ne peux pas justifier le temps que je passe en écriture de façon externe, comme notre culture semble l'exiger. Et alors? Ma justification, c'est que l’écriture est la garante de ma santé mentale, mon réconfort et pour être honnête, mon amie. C'est déjà pas mal, c'est même beaucoup. En fait c’est tout.

 
Lorsque nous trouvons la véritable forme d’expression de notre âme, c’est vraiment un espace de calme et de sérénité immense que rien ne peut imiter.
 

Pour en revenir à la créativité, pour ceux qui se sont déjà retrouvés bloqués et qui souhaitent la "raviver" (comme beaucoup de femmes qui m’écrivent le disent souvent), je vous recommande de commencer quelque part. Quand nous n’avons pas créé depuis longtemps, le simple fait de recommencer paraît une tâche énorme. Quand on décide de s'y mettre, on a soudain l’impression qu’on doit faire quelque chose de "bien". Il y a trop d’espace blanc, au propre comme au figuré. Ne vous inquiétez pas de ça. Commencez par le plus important, qui est de faire bouger vos mains. Pour moi, au lieu de noyer mon enthousiasme à l'idée d'écrire un livre – trop gros ! trop ambitieux ! – je me glisse dans un bain, le seul endroit où je peux avoir un peu d’intimité, je sors mon téléphone et je me demande d’écrire quelque chose. Juste quelques mots. Le temps est court, l’environnement chaud et douillet, et tout ce qui importe est d'avoir écrit quelque chose. Quand je ressens le besoin de faire appel à mes autres côtés créatifs, une simple photo dans le jardin suffit. Dix minutes, oui dix minutes seulement dans mon coin créatif, sont suffisantes. Peut-être qu’un jour je la peindrai, cette série de toiles. Peut-être qu’un jour vous l'écrirez, ce roman. Mais en attendant, il faut continuer à mettre ses mains en action, et à exploiter sa source. Dix minutes feront une énorme différence dans votre esprit et votre corps. Essayez.

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Laly : Tu es aussi enseignante et tu aimes animer des groupes. Tu as un vrai talent pour créer des espaces où chacun peut faire briller sa propre lumière et partager ses dons avec les autres. Dans le monde d’aujourd’hui, nous ne nous rassemblons plus beaucoup en communauté autour du feu. En quoi est-ce important de continuer à raconter nos histoires ?

Jessica : C’est tellement important, car si nous gardons nos histoires pour nous-mêmes, nous avons tendance à croire que personne n’a fait les mêmes erreurs que nous, ou n'a eu autant de malheur. Bref, on s'isole. S'isoler, et ne pas partager ses expériences est un réel problème. Je pourrais dédier ma vie à démanteler cette isolation. Je le fais tous les jours dans les classes de lycée où j’enseigne, et c’est une de mes missions principales dans les offres ou cercles que je crée. Mettre en lumière tout ce que nous avons en commun. Quand nous découvrons comment les luttes des autres, c’est étonnant de voir comme nos propres difficultés nous paraissent alors plus faciles à supporter. Il y a un VRAI pouvoir dans le partage de nos histoires, et de notre moi véritable et vulnérable. Quand je reçois un e-mail d’une personne qui m’écrit au sujet d'une de mes offres, et que tout à coup elle me dévoile son histoire entière et vulnérable, je m’assois et je relis ce message deux ou trois fois. Il le faut. C’est un tel honneur. Et au lieu de n’être pour moi qu'une personne qui s’est inscrite à mon cours avec un nom et un prénom, elle devient une personne complète aux histoires bouleversantes. Nous portons tous un lourd fardeau. SI LOURD. Nous ne savons pas ce que les autres autour de nous portent, n’est-ce pas ? Pas tant que nous ne partageons pas nos histoires. Oui, c’est une démarche vulnérable. Mais la récompense est que nous ne nous sentons plus seuls. L’isolation dans nos histoires est une force vraiment néfaste pour nos vies et notre bonheur.

 
Il y a un VRAI pouvoir dans le partage de nos histoires, et de notre moi véritable et vulnérable.
 

Je suis toujours surprise quand les gens cachent leurs histoires, même les plus dures et les plus laides. Je sais pourquoi ils le font : par peur. J’aimerais dire aux gens qu’accumuler et garder secrètes ces histoires peut causer de gros dégâts. D’une part, nous restons isolés et d’autre part cela empêche quelqu’un d’autre d’être réconforté, et même guéri, par la découverte de notre histoire.

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Laly : Y a-t-il une sorte de lumière que tu préfères ? Peut-être une saison ou une heure de la journée où la lumière résonne le plus en toi ? Qu’est-ce que cela t’apprend sur toi-même ? En quoi cela fait-il écho avec ta propre lumière intérieure ?

Jessica : La lumière tôt le matin est de l’or pur. Souvent littéralement. Mais c’est aussi une lumière si tranquille et si ouverte. C’est une lumière de paix et de calme.

La lumière du milieu d’après-midi est une lumière de joie et de maturité. C’est un concentré de nous-même et de tous nos possibles.

La lumière du soir, le soleil qui se couche et le monde qui soupire et se défait du poids de la journée, me fait donne confiance dans le cycle des choses, dans notre capacité à porter ce que nous devons porter. Puis la lumière sombre de la nuit. Il y a en moi de la gratitude pour cette absence de lumière, pour ces temps de repos où nous pouvons déposer tout ce que nous portons. C’est ce qui nous permet de chérir la lumière et la beauté du jour.

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Il y a en moi de la gratitude pour cette absence de lumière, pour ces temps de repos où nous pouvons déposer tout ce que nous portons.

Mon nom est Jessica Leigh Brogan. Je suis artiste et auteur. Honorer et prendre soin de mon côté créatif est primordial pour survivre dans cette vie de banlieue en étant mère de deux enfants. Écrire et tenir un art journal m’aident à rester reliée à mon âme, et à une source créative bien plus grande... Nomade et rebelle, je suis accro aux voyages, autant pour cette chance de communier avec l’humanité, que pour traquer d'époustouflantes visions de la beauté du monde.

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Je suis aussi professeure de français et j’essaie d’ouvrir ces jeunes cœurs américains, ici dans l’Oklahoma, à des horizons et des possibles plus vastes. Je crée et j’anime des cercles de femmes en ligne – des espaces rassurants et encourageants pour explorer et cultiver nos côtés créatifs, qu'elle que soit la forme qu'ils prennent.

Et enfin, j'organise depuis plusieurs années un groupe d’échange de cartes d'artistes (ATC) qui s’appelle The Inspirational Card Deck Swap. Si vous êtes de nature créative (et que l'anglais ne vous effraie pas!), je vous invite à vous inscrire à ma newsletter. Vous y trouverez des idées, du courage et de l’affection. Aloha.

Retrouvez Jessica sur jessicaleighbrogan.com

 


Images et textes © Jessica Brogan


Palette de Lumière - Vidéos Bonus

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PALETTE DE LUMIERE

Vidéos bonus

 

Dans cette série de vidéos, je présente mes fournitures préférées pour jouer avec les blancs, les tons neutres, et le noir. Regardez autour de vous pour trouver toutes ce que vous pourriez utiliser pour créer une variété de blancs, de noirs, et tous les tons subtils entre deux. N’ayez pas peur d’utiliser des fournitures qui sortent des sentiers battus et faites des essais, comme le stylo correcteur sur les sachets de thé,  les empreintes d’emballage à bulles sur du tissu, le café… amusez-vous !

 
Nous avons tous en nous de la lumière et de l’obscurité. L’important, c’est la partie sur laquelle nous décidons d’agir. Voilà qui nous sommes vraiment.
— J.K. Rowling, Harry Potter et l'ordre du Phoenix
 

Partie 1 : MAGIE BLANCHE

La gentillesse est comme la neige. Elle embellit tout ce qu’elle recouvre.
— Khalil Gibran

Partie 2 : DOUCEUR DES TONS NEUTRES

La brume à l’aube a des secrets à vous raconter. Ne vous rendormez pas.
— Rumi

Partie 3 : BEAUTÉ DU NOIR

La confiance, c’est l’oiseau qui sent venir la lumière quand l’aube est encore sombre.
— Rabindranath Tagore

Soutien et astuces artistiques

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VOUS ÊTES PLUS COURAGEUX QUE VOUS NE L’IMAGINEZ

Avez-vous parfois peur de vous retrouver face à la toile blanche ? Est-ce que ça vous angoisse un peu ? Beaucoup peut-être ? Vous aimez créer mais vous trouvez toujours des excuses pour faire d’autres choses ? 

Ou bien vous vous lancez tête baissée mais vous vous arrêtez pour juger durement votre travail... et vous-même ? Entendez-vous parfois des petites voix désagréables qui vous disent que vous n’êtes pas assez doué ou que vous n’êtes même pas capable de tracer une ligne droite, alors à quoi bon essayer ?

Ou encore (et celle-ci est particulièrement efficace) que vous avez des enfants ou un travail ou des responsabilités d’adulte qui vous attendent, et que vous n’avez pas le temps de créer vos rêves ? Que ça ferait même de vous quelqu'un d'un peu irresponsable ?...

Lorsqu’il s'agit de créer de l'art, j’ai appris à maîtriser tous ces vilains petits monstres, mais qu’en est-il des autres choses que je veux créer ? Comme cet atelier par exemple : c’est sans doute l’étape la plus effrayante et le plus vulnérable de mon parcours jusqu'ici. Et croyez-moi j’ai essayé de me cacher et d'échapper aux murmures de mon âme. Tout comme lorsque j'ai commencé à peindre, ça a été tout un cheminement avant que je me décide à lâcher prise.

 
C’est seulement lorsque nous serons assez courageux pour explorer l’obscurité que nous découvrirons le pouvoir infini de notre lumière.
— Brené Brown
 

FAIRE LA PAIX AVEC NOTRE HÉMISPHÈRE GAUCHE...

Ah, résistance... quand tu nous tiens! Nous avons tous un critique intérieur, nous ressentons tous de la peur… parce que nous avons tous un cerveau gauche! (et c'est très bien ainsi)

Notre hémisphère gauche n’est pas notre ennemi. Sa mission n’est pas de nous faire tourner en bourrique ou de nous tétaniser avec tout son arsenal de « tu n’es pas assez doué pour ça », « tu te prends pour qui ? » et « commence déjà par vérifier ta messagerie ». Sa mission est de nous protéger. C’est pourquoi il n’aime pas trop quand nous faisons quelque chose de nouveau. Pour lui, « changement » signifie « danger » ! Et sortir de notre zone de confort, pour lui, c'est comme sauter d’une falaise.

Vous pouvez le comparer à un parent qui aime son enfant mais qui le surprotège. Il a besoin d’être rassuré (ou parfois distrait…) et il y a de nombreuses façons s'y prendre :

 

#1: Considérer votre temps de création d'art comme un temps de jeu

Cet atelier est un lieu d'expérimentation. Il n'y a absolument aucun enjeu, aucune pression et les erreurs n'existent pas: vous êtes en sécurité. 

Vous n'êtes plus un enfant, mais il y a en vous un "enfant intérieur", créatif, qui demande à être vu et entendu, et qui a besoin de créer librement. Vous (vous en entier, pas seulement votre cerveau gauche) êtes l'adulte qui en est le garant. Vous pouvez donc inviter votre critique intérieur à aller s'asseoir tranquillement dans un coin et regarder, ou bien à s'en aller faire un tour pendant un moment, ou encore à se trouver une occupation pendant que vous peignez (personnellement, je trouve qu'écoutez un livre audio, une conférence ou regarder un film ou une série pendant que je peins sont d'excellentes distractions pour mon cerveau gauche...)

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 #2: Immergez vous dans la nature

Partez en balade, respirez de l'air frais, prêtez attention aux bruits des oiseaux, du vent... laissez votre regard se perdre dans les motifs d'une feuille, d'une fleur, d'une pierre, observez la lumière et les ombres qui jouent dans les feuilles... Ce sont de bons moyens de calmer voter esprit et, en même temps, d'engranger des trésors d'inspiration !

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#3: Écrire

Le cerveau gauche pense avec des mots, alors pourquoi ne pas lui donner un espace pour exprimer ce qu'il a à dire ? Quelques pages pour se "vider le cerveau", comme les "pages du matin" de Julia Cameron peuvent faire des merveilles. Mais encore mieux, vous pouvez incorporer les mots directement dans votre art. C'est une façon à la fois douce et puissante d'inviter votre cerveau gauche à jouer et de créer à partir d'un espace d'unité. Je le fais sans arrêt, et nous allons le faire ensemble dans les projets de ce cours.

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#4: Prenez votre temps

Vous avez tout le temps qu’il vous faut, et prendre du retard, ça n’existe pas (mais faites attention à ne pas tomber dans le piège de la procrastination non plus !). Vous vous êtes embarqué pour un voyage qui va vous mener de découverte en découverte… Peut-être avez-vous pris la mer il y a déjà longtemps, où peut-être venez-vous seulement de quitter le port... Où que vous en soyez, soyez sûr que vous êtes là où vous devez être, votre timing est absolument parfait !

PROFITEZ... RÉGALEZ-VOUS… SOYEZ CURIEUX…LAISSEZ LES CHOSES SE DÉROULER...

Vivez cet atelier en profondeur, paisiblement, à votre rythme. Vous avez tout votre temps pour aller d'une étape à la suivante : prenez ce temps pour regonfler vos batteries et nourrir votre âme. Ralentir est une bonne chose. Le travail intérieur, l'écriture, les rêveries et le temps passé à observer et collecter de l'inspiration... sont une part essentielle du processus créatif. C’est là que le travail prend ses racines.

Dans cet atelier, il est impossible d'être "à la traîne", puisque l'objectif est justement de vous poser/pauser, de prendre le temps, de vous retrouver et de vraiment, tout simplement "être" avec votre lumière. C'est un temps nourrissant qui vous apprendra bien plus que je ne pourrais jamais le faire, car vous allez apprendre de votre propre artiste intérieur.

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 #5: Soyez gentil

Par dessus tout, traitez votre critique intérieur avec amour et compassion. Écoutez ce qu’il/elle a à vous dire, puis… n'en faites qu'à votre tête! Cette part de nous est normale, elle fait partie de notre nature humaine, c’est notre instinct de survie, et, la plupart du temps, notre critique intérieur cherche juste à nous aider. Avec un peu de patience vous allez apprendre à lâcher prise et vous pourrez créer de plus en plus librement. L'important est de commencer maintenant, et de ne pas regarder en arrière.

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Mots d'encouragement

 

Voici un échange extrait de notre groupe Facebook que beaucoup d’entre vous ont trouvé utile et motivant, alors je l’ajoute ici !

"Suis-je seule à me sentir intimidée après avoir vu tous ces messages et ces magnifique images partagés par ceux qui ont déjà une longueur d'avance sur moi ? Au moins j’ai commencé à trier des images (en même temps cela m’a permis de faire du tri – une pile de magazines en moins !) – mais je ne sais pas comment mettre de côté toutes ces belles images qui flottent maintenant dans ma tête avec ce groupe, pour essayer de trouver ma propre voix ?"

Laly: "Chère artiste, merci mille fois pour ce message exprimant tes doutes car c’est du COURAGE : le courage signifie sauter dans l’arène et accepter sa vulnérabilité. Tu n’as pas encore commencé et je suis déjà fière de toi ! Tu es une âme courageuse et tu brilles déjà ! 🌟

Ce que je veux aussi te dire est que je ressens exactement ces mêmes doutes et ces mêmes émotions. Tout. Le. Temps. C’est complètement normal et ça arrive à tous les artistes. En fait, avoir peur de faire un travail qui ressemble trop à celui de quelqu’un d’autre montre combien tu désires exprimer ta propre vérité, authentique, avec ta propre voix qui ne ressemble à aucune autre. Tu sens que ta lumière à envie de s'exprimer dans tes créations, et lorsque tu la laisseras sortir, elle t’éblouira!

Mais comme tous les artistes, et tous les humains d’ailleurs, tu as un cerveau droit et un cerveau gauche: ton esprit intuitif basé sur l’amour, la connexion et l'unicité, et ton esprit analytique basé sur la peur, le doute, et l’individualité. Le premier vit dans l’ici et maintenant, le second projète ses peurs dans un futur qui n’existe pas encore, puisque tu n’as pas commencé… Tout cela est NORMAL, et nos deux hémisphères sont utiles à la création. Mais en ce moment il y en a une qui parle un peu trop fort, ce qui t’empêche de t’amuser et de t’ouvrir à l’inattendu, à ton potentiel créatif unique. Il n’y a donc qu’une seule chose à faire… aller créer quelque chose !

Tu pourrais commencer par explorer les vidéos "Palette naturelle" dans la partie "ressources" et jouer simplement avec ton matériel. Puis passer à l’exercice de mini collage du chapitre 1, dont l'objectif principal est justement de faire travailler ensemble cerveau gauche et cerveau droit. Et là tu réaliseras que ça y est, tu as démarré, tu es en train de créer ! Et puis écris, écris, écris… Passe ensuite au Soulboard. Beaucoup d’entre vous ont mis en ligne de très belles images de ce premier projet dans notre groupe, mais l’objectif ici n’est pas de créer des chefs-d’œuvres. Ce qui importe, c'est la démarche plus que le résultat (crois-moi, si c’était l’inverse il n’y aurait pas de cheval sur mon soulboard!!).

Et puis, éteins un peu ton ordinateur. Prends le temps. Personne dans cet atelier ne peut être "à la traîne", car le but est justement de ralentir, de prendre le temps de se connecter à sa lumière intérieure, d’écouter, d’explorer attentivement et de prêter attention à ses propres goûts et sentiments, qui sont uniques… Comme chacun dans cet atelier, tu es exactement là où tu es sensée être, ici et maintenant.

✨ Fais-toi confiance. ✨

Une dernière chose : il est beaucoup plus difficile de copier que de créer son propre art ! Ceux qui copient vraiment arrivent à le faire car ils le font dans ce but. Mais si ton intention est de développer tes propres créations, un art authentique, il serait alors vraiment difficile d’obtenir un résultat qui ressemble à une copie… maintenant, il est vrai que pour beaucoup de personnes, l’apprentissage passe par la copie. C’est juste une étape supplémentaire rassurante dans le développement de leur propre style, et ce n’est pas grave, tant qu’ils sont bien conscients que ce n’est pas « leur art » mais seulement un exercice. La solution est de faire ce qui te semble le mieux, intuitivement, c'est à dire de faire ce qui te fait le plus plaisir !

Nous avons tous un patchwork d’images dans nos têtes, avec tout l’art que nous absorbons. Cette mosaïque reflète nos goûts, en accord avec qui nous sommes. Elle nous aide à nous définir visuellement. Mais une fois que tu te mets à créer, tu réalises finalement que ton art ne vient pas de là. C’est le contexte et non la source de ton art. Tout est pour le mieux."


AVEC LUMIÈRE & BIENVEILLANCE,

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