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vous êtes plus courageux que vous ne l’imaginez

Avez-vous parfois peur de vous retrouver face à la toile blanche ? Est-ce que ça vous angoisse un peu ? Beaucoup peut-être ? Vous aimez créer mais vous trouvez toujours des excuses pour faire d’autres choses ? 

Ou bien vous vous lancez tête baissée mais vous vous arrêtez pour juger durement votre travail... et vous-même ? Entendez-vous parfois des petites voix désagréables qui vous disent que vous n’êtes pas assez doué ou que vous n’êtes même pas capable de tracer une ligne droite, alors à quoi bon essayer ?

Ou encore (et celle-ci est particulièrement efficace) que vous avez des enfants ou un travail ou des responsabilités d’adulte qui vous attendent, et que vous n’avez pas le temps de créer vos rêves ? Que ça ferait même de vous quelqu'un d'un peu irresponsable ?...

Lorsqu’il s'agit de créer de l'art, j’ai appris à maîtriser tous ces vilains petits monstres, mais qu’en est-il des autres choses que je veux créer ? Comme cet atelier par exemple : c’est sans doute l’étape la plus effrayante et le plus vulnérable de mon parcours jusqu'ici. Et croyez-moi j’ai essayé de me cacher et d'échapper aux murmures de mon âme. Tout comme lorsque j'ai commencé à peindre, ça a été tout un cheminement avant que je me décide à lâcher prise.

C’est seulement lorsque nous serons assez courageux pour explorer l’obscurité que nous découvrirons le pouvoir infini de notre lumière.
— Brené Brown

faire la paix avec notre hémisphère gauche...

Ah, résistance... quand tu nous tiens! Nous avons tous un critique intérieur, nous ressentons tous de la peur… parce que nous avons tous un cerveau gauche! (et c'est très bien ainsi)

Notre hémisphère gauche n’est pas notre ennemi. Sa mission n’est pas de nous faire tourner en bourrique ou de nous tétaniser avec tout son arsenal de « tu n’es pas assez doué pour ça », « tu te prends pour qui ? » et « commence déjà par vérifier ta messagerie ». Sa mission est de nous protéger. C’est pourquoi il n’aime pas trop quand nous faisons quelque chose de nouveau. Pour lui, « changement » signifie « danger » ! Et sortir de notre zone de confort, pour lui, c'est comme sauter d’une falaise.

Vous pouvez le comparer à un parent qui aime son enfant mais qui le surprotège. Il a besoin d’être rassuré (ou parfois distrait…) et il y a de nombreuses façons s'y prendre :

  • Considérer votre temps de création d'art comme un temps de jeu : cet atelier est un lieu d'expérimentation. Il n'y a absolument aucun enjeu, aucune pression et les erreurs n'existent pas: vous êtes en sécurité. 
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  • Vous n'êtes plus un enfant, mais il y a en vous un "enfant intérieur", créatif, qui demande à être vu et entendu, et qui a besoin de créer librement. Vous (vous en entier, pas seulement votre cerveau gauche) êtes l'adulte qui en est le garant. Vous pouvez donc inviter votre critique intérieur à aller s'asseoir tranquillement dans un coin et regarder, ou bien à s'en aller faire un tour pendant un moment, ou encore à se trouver une occupation pendant que vous peignez (personnellement, je trouve qu'écoutez un livre audio, une conférence ou regarder un film ou une série pendant que je peins sont d'excellentes distractions pour mon cerveau gauche...)
  • Immergez vous dans la nature. Partez en balade, respirez de l'air frais, prêtez attention aux bruits des oiseaux, du vent... laissez votre regard se perdre dans les motifs d'une feuille, d'une fleur, d'une pierre, observez la lumière et les ombres qui jouent dans les feuilles... Ce sont de bons moyens de calmer voter esprit et, en même temps, d'engranger des trésors d'inspiration !
  • Écrire : le cerveau gauche pense avec des mots, alors pourquoi ne pas lui donner un espace pour exprimer ce qu'il a à dire ? Quelques pages pour se "vider le cerveau", comme les "pages du matin" de Julia Cameron peuvent faire des merveilles. Mais encore mieux, vous pouvez incorporer les mots directement dans votre art. C'est une façon à la fois douce et puissante d'inviter votre cerveau gauche à jouer et de créer à partir d'un espace d'unité. Je le fais sans arrêt, et nous allons le faire ensemble dans les projets de ce cours.
  • Prenez votre temps. Vous avez tout le temps qu’il vous faut, et prendre du retard, ça n’existe pas (mais faites attention à ne pas tomber dans le piège de la procrastination non plus !). Penser le temps de façon linéaire est source de stress: soit on en a trop et on s'ennuie (ces longues minutes dans un embouteillage...), soit on en n'a jamais assez (quoi, je viens à peine de prendre les pinceaux et c'est déjà l'heure de la sortie d'école??). En changeant notre façon de voir le temps, en comprenant qu'il n'existe pas vraiment "à l'extérieur", mais réellement en nous, en lien avec nos ressentis, alors nous n'en sommes plus esclaves.

 

  • Par dessus tout, traitez votre critique intérieur avec amour et compassion. Écoutez ce qu’il/elle a à vous dire, puis… n'en faites qu'à votre tête! Cette part de nous est normale, elle fait partie de notre nature humaine, c’est notre instinct de survie, et, la plupart du temps, notre critique intérieur cherche juste à nous aider. Avec un peu de patience vous allez apprendre à lâcher prise et vous pourrez créer de plus en plus librement. L'important est de commencer maintenant, et de ne pas regarder en arrière.

Mots d'encouragement

Voici un échange extrait de notre groupe Facebook que beaucoup d’entre vous ont trouvé utile et motivant, alors je l’ajoute ici !

"Suis-je seule à me sentir intimidée après avoir vu tous ces messages et ces magnifique images partagés par ceux qui ont déjà une longueur d'avance sur moi ? Au moins j’ai commencé à trier des images (en même temps cela m’a permis de faire du tri – une pile de magazines en moins !) – mais je ne sais pas comment mettre de côté toutes ces belles images qui flottent maintenant dans ma tête avec ce groupe, pour essayer de trouver ma propre voix ?"

Laly: "Chère artiste, merci mille fois pour ce message exprimant tes doutes car c’est du COURAGE : le courage signifie sauter dans l’arène et accepter sa vulnérabilité. Tu n’as pas encore commencé et je suis déjà fière de toi ! Tu es une âme courageuse et tu brilles déjà ! 🌟

Ce que je veux aussi te dire est que je ressens exactement ces mêmes doutes et ces mêmes émotions. Tout. Le. Temps. C’est complètement normal et ça arrive à tous les artistes. En fait, avoir peur de faire un travail qui ressemble trop à celui de quelqu’un d’autre montre combien tu désires exprimer ta propre vérité, authentique, avec ta propre voix qui ne ressemble à aucune autre. Tu sens que ta lumière à envie de s'exprimer dans tes créations, et lorsque tu la laisseras sortir, elle t’éblouira!

Mais comme tous les artistes, et tous les humains d’ailleurs, tu as un cerveau droit et un cerveau gauche: ton esprit intuitif basé sur l’amour, la connexion et l'unicité, et ton esprit analytique basé sur la peur, le doute, et l’individualité. Le premier vit dans l’ici et maintenant, le second projète ses peurs dans un futur qui n’existe pas encore, puisque tu n’as pas commencé… Tout cela est NORMAL, et nos deux hémisphères sont utiles à la création. Mais en ce moment il y en a une qui parle un peu trop fort, ce qui t’empêche de t’amuser et de t’ouvrir à l’inattendu, à ton potentiel créatif unique. Il n’y a donc qu’une seule chose à faire… aller créer quelque chose !

Tu pourrais commencer par explorer les vidéos "Palette naturelle" dans la partie "ressources" et jouer simplement avec ton matériel. Puis passer à l’exercice de mini collage du chapitre 1, dont l'objectif principal est justement de faire travailler ensemble cerveau gauche et cerveau droit. Et là tu réaliseras que ça y est, tu as démarré, tu es en train de créer ! Et puis écris, écris, écris… Passe ensuite au Soulboard. Beaucoup d’entre vous ont mis en ligne de très belles images de ce premier projet dans notre groupe, mais l’objectif ici n’est pas de créer des chefs-d’œuvres. Ce qui importe, c'est la démarche plus que le résultat (crois-moi, si c’était l’inverse il n’y aurait pas de cheval sur mon soulboard!!).

Et puis, éteins un peu ton ordinateur. Prends le temps. Personne dans cet atelier ne peut être "à la traîne", car le but est justement de ralentir, de prendre le temps de se connecter à sa lumière intérieure, d’écouter, d’explorer attentivement et de prêter attention à ses propres goûts et sentiments, qui sont uniques… Comme chacun dans cet atelier, tu es exactement là où tu es sensée être, ici et maintenant.

✨ Fais-toi confiance. ✨

Une dernière chose : il est beaucoup plus difficile de copier que de créer son propre art ! Ceux qui copient vraiment arrivent à le faire car ils le font dans ce but. Mais si ton intention est de développer tes propres créations, un art authentique, il serait alors vraiment difficile d’obtenir un résultat qui ressemble à une copie… maintenant, il est vrai que pour beaucoup de personnes, l’apprentissage passe par la copie. C’est juste une étape supplémentaire rassurante dans le développement de leur propre style, et ce n’est pas grave, tant qu’ils sont bien conscients que ce n’est pas « leur art » mais seulement un exercice. La solution est de faire ce qui te semble le mieux, intuitivement, c'est à dire de faire ce qui te fait le plus plaisir !

Nous avons tous un patchwork d’images dans nos têtes, avec tout l’art que nous absorbons. Cette mosaïque reflète nos goûts, en accord avec qui nous sommes. Elle nous aide à nous définir visuellement. Mais une fois que tu te mets à créer, tu réalises finalement que ton art ne vient pas de là. C’est le contexte et non la source de ton art. Tout est pour le mieux."

Avec Lumière & bienveillance,

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